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24.07.2020 - 17:00

Les Canadiens du HC Sierre (5/5) : Derek Cormier, canadien de naissance, valaisan d’adoption

©KEYSTONE

Durant tout l’été, Rhône FM vous propose une série hebdomadaire dédiée au sport. Cette semaine, focus sur les Canadiens qui ont marqué l’histoire du HC Sierre.

 

Cinquième et dernier épisode de notre série consacrée aux Canadiens qui ont brillé sous les couleurs du HC Sierre. À l’honneur de ce dernier volet : Derek Cormier, 512 matches et 845 points au compteur sous le maillot «rouge et jaune».

 

Comment évoquer Lee Jinmann, à l’honneur dans l’épisode précédent, sans citer le nom de Derek Cormier ? Durant de longues années, ils ont formé, ensemble, l’une des paires les plus redoutables du championnat de Ligue Nationale B. Pourtant, ce duo a failli ne jamais exister, Derek Cormier possédant des touches pour retourner en Allemagne avant de s’engager avec les Sierrois. «J’avais la chance de retrouver la DEL allemande mais finalement, j’ai opté pour Sierre et les Valaisans m’ont marqué à tout jamais. Je suis fier d’avoir pu rendre sur la glace, ce que les gens, le public, m’ont donné durant toutes ces années.»

 

«Il avait la technique d’un canadien et la mentalité d’un Valaisan»

 

Très vite adopté par les supporters sierrois, Derek Cormier présentait toutes les qualités pour que naisse cette idylle entre lui et le Valais. C’est du moins l’avis de son ancien coéquipier Cédric Métrailler: «En plus d’être un excellent joueur, c’était quelqu’un de vraiment très sympathique. Il avait les qualités techniques d’un joueur canadien et la mentalité, notamment le fait d’être proche des gens, d’un bon Valaisan. C’était vraiment un bon mix des deux et c’est ce qui plaisait non-seulement aux supporters mais aussi à nous, ses coéquipiers.»

 

Derek Cormier (de dos) avec Cédric Métrailler (no 51)

 

Une saine concurrence avec Jinmann

 

Des coéquipiers dont faisait donc partie un certain Lee Jinmann dont le nom est indissociable de celui de Derek Cormier. Lorsque l’on évoque leur duo, ce dernier reconnaît qu’une sorte de saine concurrence existait entre eux et les poussait à donner le maximum pour le bien du collectif. «On avait une très bonne relation, aussi bien sur la glace qu’en dehors. On se poussait chacun, il y avait une forme de concurrence entre nous mais qui était saine. On ne se voulait que du bien et on s’encourageait à donner le maximum, pour nous, pour le club et pour le public. Avec Lee, on a vécu des super saisons et on était fiers de rendre heureux les Sierrois.»

 

Un seul point noir

 

De 2002 à 2012, Derek Cormier a donc porté à plus de 500 reprises le chandail sierrois, devenant sans aucun doute l’une des plus illustres figures de Graben. Un seul point noir est finalement venu ternir quelque peu la fabuleuse histoire entre le Canadien et la cité du soleil: les soucis financiers des «Rouge et Jaune» avec, comme épilogue, la faillite prononcée en mars 2013, trois mois après le départ de Derek Cormier à Olten. «C’est vraiment la seule chose qui me dérange de mon passage à Sierre, que toute cette belle histoire se soit terminée ainsi. C’est le sport et il faut vivre avec mais c’est dommage que les gens, les Sierrois, aient dû vivre ces moments très difficiles… »

 

«Je ne ferme pas la porte à un retour»

 

Une belle histoire qui a donc connu un chapitre noir mais qui n’est pas forcément arrivée à son terme pour autant. Désormais entraîneur de juniors au Canada, Derek Cormier ne dirait en effet pas non à prendre place derrière la bande de Graben, si l’occasion se présentait un jour. «Je ne voulais pas devenir entraîneur tant que mes enfants étaient jeunes et toujours à la maison mais là, mon dernier fils Cooper va partir pour jouer en juniors donc c’est peut-être le moment que je pense à moi si des opportunités se présentent. Ça me ferait forcément plaisir de retourner à Sierre. En tous cas, pour moi, les portes sont ouvertes.»

 

Alors, Derek Cormier futur entraîneur du HC Sierre ? Réponse dans les années à venir. L’hypothèse ravirait en tous cas Cédric Métrailler. «C’est quelqu’un sur lequel j’aurais pu parier qu’il ferait une carrière d’entraîneur. Il a le charisme et le leadership nécessaire pour assumer une telle fonction. Je suis donc à 100% pour retour de Derek. Je suis certain qu’il pourrait avoir énormément de succès ici!»

 

Réécoutez les épisodes précédents:

Une légende nommée Jacques Lemaire

Normand Dubé, parti sur une promotion

Gilles Thibaudeau, de Montréal à Graben

Lee Jinmann fait l'unanimité


Christophe Moreillon

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